Les papillomavirus, ou HPV, sont une famille de plus d'une centaine de virus. L'infection à papillomavirus est l'IST la plus fréquente : Près de 80 % des personnes seront infectés par le HPV au cours de leur vie. Si certains HPV causent des infections bénignes, d’autres peuvent être à l’origine du cancer du col de l’utérus.

Quels sont les symptômes ?

La grande majorité des infections à HPV sont silencieuses.
L’ à peut se manifester par des démangeaisons, des saignements et des petites verrues (condylomes) sur les ou l’.
Certaines souches de HPV sont responsables de la majorité des cancers du col de l'.

Quand les premiers symptômes apparaissent-ils ?

En cas de , ces derniers peuvent apparaître entre 1 mois et plusieurs années après l'infection. Les verrues apparaissent en moyenne 2 à 3 mois après l'infection.

Comment dépiste-t-on les papillomavirus ?

Le dépistage de l’infection à papillomavirus consiste à rechercher des lésions précancéreuses ou des cancers. Il s’effectue :

  • Chez la femme de 25 à 29 ans : par un du col de l’utérus tous les 3 ans après deux premiers frottis normaux réalisés à un an d'intervalle qui permet de détecter d'éventuelles cellules anormales (examen cytologique) ;
  • Chez la femme de 30 à 65 ans : par un frottis du permettant de rechercher les HPV à haut risque de cancer (test HPV-HR) qui est réalisé 3 ans après le dernier examen cytologique normal, puis tous les 5 ans ;
  • Chez l’homme, par examen médical si des condylomes (verrues) sont visibles.

Bon à savoir : L'examen cytologique s'intéresse à la forme des cellules du col de l'utérus alors que le test HPV-HR recherche la présence d'ADN de virus HPV à haut risque. Ces deux examens se font à partir d'un frottis réalisé chez un médecin ou une .

Quelles sont les complications possibles ?

L’infection à papillomavirus peut entraîner des complications graves tels que le cancer du col de l’utérus ou de l'anus.

Quel est le traitement ?

Les papillomavirus se soignent avec un traitement local des lésions (crème, solutions, cryothérapie, ablation chirurgicale etc.). La prise en charge est adaptée selon les cas.

Papillomavirus : il existe un vaccin ! 
Le vaccin est recommandé chez les jeunes filles et garçons entre 11 et 14 ans. Une vaccination plus tardive est possible avant le début de la vie sexuelle. Le vaccin ne protège pas contre tous les papillomavirus. C’est pourquoi le dépistage reste indispensable à partir de l'âge de 25 ans. Parlez-en avec un médecin.

Les papillomavirus et le VIH/Sida

Comme toute IST, ils fragilisent les muqueuses et augmentent considérablement le risque de contamination par le virus du sida.
Chez les personnes vivant avec le VIH, les conséquences d'une infection à HPV ont plus de risques d'être graves.