Gestes déplacés, propos à connotation sexuelle… Comment reconnaître les violences sexistes ou sexuelles ?

Les points à retenir

  • Les violences sexistes ou sexuelles sont sanctionnables pénalement. 
  • La notion de consentement est essentielle.
  • Ne pas dire « non » ne veut pas dire « oui ».
  • Quand il y a un contact physique, la violence sexuelle devient une agression à caractère sexuel.

Quand parle-t-on de violence sexiste ou sexuelle ?

Une violence sexiste ou sexuelle, c’est lorsqu’une personne impose à autrui un propos (oral ou écrit), un comportement, un contact à caractère sexuel. Cela porte non seulement atteinte aux droits fondamentaux de la personne, notamment à sa dignité, mais aussi à son intégrité psychologique et à son intégrité physique dans le cas d’une agression.

Vous êtes témoin ou victime de violences sexistes ou sexuelles ?
Appelez le 3919 ou signalez-le sur sur le portail de signalement.

Quelles sont les différentes violences sexistes et sexuelles ?

Les violences sexistes ou sexuelles peuvent prendre différentes formes :

Verbales et psychologiques
  • réflexions dégradantes et/ou propos à connotations sexuelles sans
  • remarques et blagues sexistes ;
  • incivilités, irrespect, mépris ;
  • interpellations familières ;
  • injures ;
  • chantage et/ou menaces ;
  • harcèlement moral ou sexuel ;
  • etc.
Virtuelles
  • réception de messages à caractère sexuel ;
  • diffusion de photos sans accord et/ou de vidéos intimes (« revenge porn ») ;
  • insultes, moqueries ;
  • etc.

On parle alors de cyberharcèlement ou de cybersexisme. 

Physiques
  • attouchements ;
  • chantage sexuel ;
  • gestes à connotation sexuelle sans consentement ;
  • exhibitions ;
  • agression physique ;
  • ;
  • etc.

Ces situations peuvent se dérouler dans un cadre public, mais aussi dans des groupes restreints ou en privé. Dans tous les cas, elles sont punies par la loi.

Vous avez été victime d’une agression sexuelle ?
Vous disposez de six ans pour porter plainte. En cas de viol, ce délai est rallongé à vingt ans.

Quel est le rapport de domination dans les cas d’une violence sexuelle ou sexiste ? 

L’un des points communs des situations de violences sexistes ou sexuelles est le rapport de domination qui l’accompagne. Supérieur hiérarchique, dépendance matérielle, personnalité forte : les agresseurs ont souvent une emprise sur leur victime. Lorsque cela n’est pas le cas, ils peuvent chercher à prendre l’ascendant sur elle en imposant leurs choix, leurs envies, leurs opinions. Ils bénéficient ainsi d’un pouvoir psychologique sur leur victime.

80 %

des femmes salariées considèrent qu’elles sont régulièrement confrontées à des attitudes ou des décisions sexistes, avec des répercussions sur la confiance en soi, la performance et le bien-être au travail.

C’est oui ou c’est non : qu’est-ce que le consentement ? 

La notion de consentement est très importante pour caractériser un comportement ou un propos à caractère sexuel.

S’il n’y a pas eu l’expression d’un consentement pour un contact physique, alors le comportement ou propos à caractère sexuel peut devenir une agression.

Il n’y a pas consentement si :

  • vous n’avez pas donné votre accord en personne ;
  • vous n’êtes pas en mesure de consentir ou vous êtes inconsciente : si vous êtes sous l’emprise de drogue, d’alcool ou de médicaments, par exemple ;
  • il n’est pas « libre et éclairé » : si votre consentement est obtenu par des menaces, par la force ou du chantage. 

Bon à savoir : 

  • le silence ne vaut pas un « oui » : ne pas dire non ne signifie PAS que l’on donne son consentement ; 
  • pendant une interaction à caractère sexuel, même si vous avez consenti, vous pouvez exprimer à tout moment votre refus de poursuivre. 
Il me caresse les seins alors que je ne veux pas

Ces actes sont interdits par la loi et sanctionnés pénalement.
Personne n’a le droit de vous imposer une relation sexuelle si vous ne le voulez pas. 

Contacts d’urgence

En cas de danger immédiat

Contactez police secours par téléphone au 17 ou par SMS au 114.

Victime ou témoin de violences faites aux femmes ?

Appelez le 3919 ou consultez la plateforme de lutte contre les violences du gouvernement.

Pour signaler des violences

Rendez-vous sur la plateforme de signalement dédiée du service public.

Pour signaler des actes LGBTphobes

Utilisez l'application FLAG! ou appelez SOS au 01 48 06 42 41.

Source :

  1. Chiffres clés : Enquête réalisée par le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle (CSEP).