Vous avez reçu des messages dégradants ou à caractère sexuel de manière répétée sans avoir donné votre accord ? Vous subissez des commentaires sexistes sur les réseaux ? Vous êtes peut-être victime de cyberharcèlement. Comment s’en sortir ?

Les points à retenir

  • Le cyberharcèlement est un délit.
  • Vous pouvez demander la suppression des contenus illicites et signaler les faits.
  • Chacun a un rôle à jouer dans la lutte contre le cyberharcèlement.
Jeune fille avec un téléphone
Le cyber-harcèlement est un délit.

Le cyberharcèlement, c’est quoi ? 

Le cyberharcèlement est un type de harcèlement qui se fait sous forme électronique (e-mails, SMS) et sur les réseaux sociaux, de façon répétée par un « troll » (de façon anonyme) ou par un membre de votre entourage (connaissance, voisin, collègue…). Ces actes sont souvent violents d’un point de vue psychologique, car ils touchent à votre intégrité morale. Cela peut aller du dénigrement aux insultes, en passant par l’envoi de messages à caractère sexuel, la propagation de rumeurs ou encore d’images. Toutes les formes de discrimination peuvent être mises en œuvre dans le cyberharcèlement. Lorsque les messages sont à caractère sexiste, par exemple, on parle de cybersexisme. 

C’est quoi le « revenge porn » ?

Considéré comme du cyberharcèlement et du , le « revenge porn » consiste à diffuser, sans votre , des images intimes à caractère sexuel. Que cette diffusion ait lieu publiquement ou dans un groupe restreint, elle est punie par la loi.  

Quelles sont les peines encourues ?

Le cyberharcèlement est sanctionné par la loi. C’est pourquoi il est important de le signaler si vous en êtes victime, pour vous protéger et protéger les autres. Les sanctions encourues seront différentes selon l’âge de l’agresseur et de sa victime. Elles peuvent aller d’une amende dans le cas où l’auteur à moins de 13 ans, à des peines de prison allant jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende si l’auteur est majeur. 

Comment demander la suppression d’une publication ?

Vous souhaitez faire retirer une publication que vous jugez humiliante ou dégradante pour vous ou une tierce personne ? Vous pouvez le demander au réseau social, hébergeur vidéo ou encore forum en question, au nom du respect des personnes. Attention toutefois à ne pas considérer cette action comme une plainte officielle. Les conditions de retrait sont définies par les hébergeurs et ne dépendent en rien des lois françaises.

Demandez la suppression des contenus en les signalant directement sur les réseaux sociaux concernés (Twitter, Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok).

Suis-je un cyberharceleur ? Un complice ? Comment m’en sortir ? 

En repostant les photos, les vidéos ou des messages insultants, vous devenez un cyberharceleur. Cela implique alors votre responsabilité devant la loi, que vous soyez majeur ou mineur. Effacer les contenus problématiques et présenter ses excuses à la victime sont les premières actions à mettre en œuvre pour cesser le cyberharcèlement.

Si vous êtes témoin de cyberharcèlement, la bonne réaction est de le signaler et d’apporter du soutien à la personne harcelée, pas de partager les contenus qui circulent. 

Quels sont les réflexes pour combattre le cyberharcèlement ? 

Vous avez un rôle à jouer dans la lutte contre le cyberharcèlement. Pour ce faire : 

  • demandez toujours l’accord de la personne avant de poster une photo ou une vidéo d’elle ;
  • postez, commentez, likez un contenu seulement après avoir réfléchi aux conséquences pour vous et les autres ;
  • soyez un soutien pour les victimes de cyberharcèlement. Ne les jugez pas, écoutez-les ;
  • veillez à protéger vos données sur les réseaux sociaux en gérant vos paramètres de confidentialité (ce qui évitera que vos informations et contenus soient rendus publiques) ;
  • ne relayez aucun propos humiliant, insultant, violent. Signalez-les.

Témoin d’un cyberharcèlement ?
Adoptez le réflexe #ReflexePharos en transmettant leur signalement via le bouton « signaler » du portail internet-signalement.gouv.fr

Comment réagir en cas de cyberharcèlement ? 

  • Ne restez pas seul : ne répondez pas et ne vous vengez pas, parlez-en à une personne de confiance ou à un service d’aide aux victimes qui vous accompagnera dans vos démarches.
  • Bloquez la personne qui vous harcèle : n’hésitez pas à utiliser cette fonctionnalité pour empêcher votre/vos harceleur(s) de vous joindre et faites un signalement aux responsables des réseaux sociaux.
  • Gardez des preuves : afin de pouvoir faire valoir vos droits, faites des captures d’écran des contenus (messages, commentaires, photos, etc.) et conservez aussi leur adresse URL.
  • Demandez la suppression des contenus : en les signalant directement sur les réseaux sociaux concernés (Twitter, Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok).
  • Signalez le contenu sur la plateforme de signalement du gouvernement, qui permet à tout le monde de signaler, de manière anonyme ou non des contenus illicites auprès de la police et de la gendarmerie.
  • Portez plainte : directement au commissariat, à la gendarmerie ou auprès du procureur de la République. 

 Contacts d’urgence

En cas de danger immédiat

Contactez police secours par téléphone au 17 ou par SMS au 114.

Victime ou témoin de violences faites aux femmes ?

Appelez le 3919 ou consultez la plateforme de lutte contre les violences du gouvernement.

Pour signaler des violences

Rendez-vous sur la plateforme de signalement dédiée du service public.

Pour signaler des actes LGBTphobes

Utilisez l’application FLAG! ou appelez SOS au 01 48 06 42 41.

Pour se renseigner sur le cybersexisme

Rendez-vous sur la plateforme Stop cybersexisme