Démangeaisons, pertes vaginales anormales ou encore sensation de gêne ou de brûlure lorsque vous urinez ? Peut-être s’agit-il d’une infection sexuellement transmissible (IST) ?

Les points à retenir

  • On peut avoir une IST sans avoir de symptômes.
  • Le dépistage permet de détecter une IST et d’éviter les complications.
  • En cas d'apparition de symptômes pouvant faire penser à une IST, consultez rapidement un professionnel de santé.

Comment détecter une IST ? 

Lorsque vous avez une IST, vous pouvez avoir des … ou pas ! Lorsqu’il n’y a pas de symptômes, on dit que l’ est « asymptomatique ». Le seul moyen de savoir si vous êtes infecté par une sexuellement transmissible (IST), c’est donc de vous faire dépister

Bon à savoir : se faire régulièrement est nécessaire lorsqu’on a plusieurs partenaires et à chaque fois que l’on souhaite arrêter le préservatif avec un nouveau partenaire régulier. Un régulier vous permettra d’être diagnostiqué au plus tôt en cas d’infection, mais aussi de vous offrir une meilleure prise en charge et une diminution du risque de transmission à votre partenaire. Vous avez donc toutes les raisons d’y recourir !  

À partir de quand peuvent apparaître des symptômes ? 

Le laps temps entre l’infection par une IST et sa manifestation peut être plus ou moins long. Il peut même arriver que l’IST ne se manifeste jamais, c'est-à-dire que vous n’avez aucun symptôme. 
Selon le type d’IST, les éventuels symptômes peuvent apparaître dans les jours, voire les semaines, qui suivent la contamination. Mais pour certains, ils peuvent se déclarer des années plus tard (par exemple, l’herpès génital) ou même jamais (IST asymptomatiques).  

Bon à savoir : dès l’apparition des premiers signes et pour éviter tout risque de et/ou contamination de votre partenaire, prenez rendez-vous avec votre professionnel de santé pour débuter un traitement.  

Les pertes vaginales
Les pertes vaginales évoluent en fonction du cycle et de l’âge. Un changement d’aspect ne s’accompagne donc pas toujours d’une IST. Toutefois, si ces dernières s’accompagnent d’une odeur gênante ou si vous avez le moindre doute, consultez un médecin. 

Pourquoi faut-il traiter rapidement une IST ? 

Une IST non traitée peut engendrer des complications : infection des articulations, infertilité, grossesse extra-utérine, cancers (col de l’, , foie…), etc. Si certaines complications peuvent être traitées, d’autres sont permanentes.
Une IST traitée permet de faire disparaître les symptômes, s’ils existaient.
Le fait de traiter une IST permet aussi de ne pas la transmettre à ses partenaires !

Bon à savoir : certains symptômes peuvent s’apparenter à une IST, sans pour autant en être une. C’est le cas notamment des infections urinaires ou des mycoses vaginales. C’est pourquoi il est primordial de consulter si vous avez le moindre doute. 

Comment savoir si votre partenaire a une IST ? 

Le seul et unique moyen de savoir si votre partenaire a une IST est qu’il fasse un test de dépistage. Il est d’ailleurs recommandé de le faire à titre préventif. Cela vous permettra non seulement d’être pris en charge, si nécessaire, mais aussi de prévenir vos partenaires éventuels afin qu’ils se fassent tester à leur tour. Cela évitera ainsi tout risque de recontamination.

Peut-on dépister toutes les IST en une fois ? 

Techniquement, il est possible de dépister toutes les IST en une consultation, mais il n’est pas possible de le faire en un seul et même examen. En effet, si certaines IST se détectent à l’aide d’une simple prise de sang (c’est le cas du VIH, de l’hépatite B et de la syphilis), d’autres nécessitent des examens biologiques (analyses d’urine, , etc.). 

Où se faire dépister ? 

Un médecin généraliste, un ou une peuvent vous conseiller et vous prescrire un test de dépistage des IST. Vous pouvez aussi vous rendre dans :

  • un Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic () ;
  • un Centre de planification et d’éducation familiale ().

Différents types d’examens peuvent être réalisés : 

  • prise de sang ;
  • prélèvement local ou cultures (analyses d’urine, frottis, etc.) ;
  • examen clinique des .

Le type de dépistage dépendra principalement des symptômes que vous présenterez ou non.